Pandoraworld’s Weblog

juillet 18, 2008

Douce France

Classé dans : humeurs — pandoraworld @ 10:21
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Ma France à moi n’existe pas, sinon dans mes rêves.

Elle est Terre d’accueil et des Lumières, elle est ouverte et tolérante, elle est riche et généreuse.

Ma France à moi n’existe plus, on me l’a volé quand j’étais petite. Discrètement. Progressivement. Bout après bout.

Les Trente Glorieuses ne sont plus, ce sont maintenant les trente furieuses.

Ce n’est plus que culte du Bling Bling et des apparences, du paraître et de l’arrivisme.

La valeur travail est galvaudée, le self made man est une légende urbaine américaine.

Dans ma France à moi, on se serre les coudes et on donne un peu à celui qui en a moins.

Dans ma France à moi, on sait travailler sans tricher, sans profiter du système pour ne pas qu’il se casse la gueule.

Dans ma France à moi, les ménages ont la pêche et ne sont pas moroses.

Dans ma France à moi, celle de mes rêves, on n’est pas inquiet pour demain, le chômage, le financement des retraites et de l’Assurance maladie.

Ma France à moi n’existe pas, sinon dans mes rêves.

« You may say I’m a dreamer, but I am not the only one…”

juillet 10, 2008

Voilà l’été

Classé dans : humeurs — pandoraworld @ 7:58
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 Ca sent l’été et les vacances,

On croise moins de monde le matin pour aller au travail, les bouchons et autres embouteillages sont réduits à leur portion congrue, du coup j’arrive presque à l’heure ;-))

Les jupes et les petites robes sont de sortie, courtes, très courtes, très très courtes, leur longueur étant inversement proportionnelle au degré de température extérieure

Les rayons viandes des magasins regorgent de merguez, brochettes et autres joyeusetés à faire griller, et ça sent bon le barbecue dans mon quartier

La fréquentation des blogs diminue, les gens profitent du soleil et sont moins derrière leur écran, les statistiques en pâtissent mais ce n’est pas grave, la vraie vie se joue hors de la blogosphère

J’ai envie de crudités et de légumes, de choses légères et rafraichissantes, de boissons glacées et de fruits frais (non non, je ne suis pas enceinte ;-))

Les régimes de l’été fleurissent dans les magazines féminins, les photos de beautés en bikini me narguent moi dont la cuisse (poignet ? non, quand même pas !!!) a la même circonférence que leur taille

Les bureaux se vident plus tôt, le soir, je m’éternise moins longtemps au boulot qu’en hiver, pressée de profiter moi aussi du soleil

C’est le début des feuilletons de l’été, à la télé et sur certains blogs ;-))

En bon mouton de Panurge j’ai recommencé un énième régime, pas pour être belle en maillot de bains (je reste réaliste ;-)) mais pour pouvoir rentrer dans certaines de mes affaires de marche sans avoir à tout racheter et ne pas trop en baver dans les montées

Les volets de certaines maisons restent clos, je dois arroser les plantes et relever le courrier de mon voisin préféré pendant son absence

Des cartes postales commencent à arriver dans ma boite à lettres

Les gens sont plus souriants, ont l’air plus sympathiques. La vie a l’air plus belle.

Je vais bientôt partir pour un merveilleux voyage

Le signe qui ne trompe pas : le rayon d’articles scolaires a été mis en place dans mon hypermarché préféré…

 

juin 30, 2008

Je suis comme ça…

Classé dans : humeurs — pandoraworld @ 1:24
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J’aime sentir les draps frais et sentant bon la lessive quand je m’y glisse les soirs d’été, j’aime dormir seule et nue dans mon grand lit, allongée en travers sur le ventre, le drap remontant jusqu’au bas de mes reins et la bise de la nuit rafraichissant ma peau ainsi découverte.

J’aime me réveiller tôt le week end, regarder l’heure et réaliser que je peux me rendormir parce que je ne travaille pas.

Je n’aime pas dormir seule les froides nuits d’hiver mais j’aime sentir sa main chaude sur ma taille et son souffle dans ma nuque, j’aime entendre sa respiration devenir plus profonde quand il s’endort. Je n’aime pas quand il joue le concerto pour perceuse et marteau-piqueur.

J’aime sentir des courbatures après le sport, j’aime sentir mon cœur s’accélérer avec l’effort, j’aime sentir la sueur et le stress qui s’évacuent au step, j’aime sentir mon souffle devenir court, j’aime dépasser mes limites. J’aime sentir que mon corps peut bouger, encore, comme tout le monde.

J’aime me promener dans les rayons confiserie et découvrir sur les présentoirs de nouveaux chocolats que je ne connaissais pas encore, des mariages inédits de saveurs et de textures. J’aime laisser fondre les carrés dans ma bouche et sentir exploser les arômes en moi.

J’aime quand il me caresse, quand il me masse les pieds, quand il me cajole, quand il me fait l’amour. J’aime le regarder cuisiner pour moi. Je n’aime pas quand il prend trop d’importance dans ma vie, je n’aime pas m’attacher, je n’aime pas l’idée d’avoir besoin de quelqu’un.

J’aime câliner un enfant, sentir sur ma joue ses lèvres fraiches et mouillées claquer pour un vrai bisou, j’aime quand mon petit neveu de 3 ans s’obstine à vouloir m’embrasser sur la bouche alors que je lui ai dit que c’était pour les amoureux.

J’aime m’évader en écrivant, me transformer et m’inventer une vie, j’aime cette liberté infinie.

J’aime marcher dans la nature, sentir ma respiration devenir profonde et légère, j’aime m’émerveiller devant les paysages, les couleurs, les couchers de soleil et les ciels étoilés… J’aime me sentir humble devant cette puissance, j’aime me sentir ramenée à mon insignifiance dans le grand univers.

J’aime pleurer devant un film ou en lisant un livre, je n’aime pas les compliments qui me mettent mal à l’aise, je n’aime pas l’hypocrisie ni la méchanceté gratuite. Je n’aime pas me montrer fragile.

J’aime découvrir de nouvelles cultures, apprendre de nouvelles choses, rencontrer et échanger, nouer des amitiés improbables, manger et boire, rire et lire, voyager, croquer, vivre. Je n’aime pas les régimes.  Je n’aime pas déranger, je n’aime pas m’imposer.

J’aime quand le téléphone sonne aux moments où je n’ai pas le moral. Je n’aime pas rentrer dans le silence de mon appartement douillet ou personne ne m’attend. J’aime retrouver le calme et la solitude de mon chez moi.

Je n’aime pas les gens qui se plaignent pour n’importe quoi, qui voient tout en noir et râlent tout le temps. J’aime les gens positifs.

Je n’aime pas la maladie qui rend méchant et aigre, je n’aime pas l’indifférence, je n’aime pas la pitié.

Je n’aime pas mon intruse.

juin 17, 2008

Est-ce que ça vous arrive parfois?

Classé dans : humeurs — pandoraworld @ 11:43
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Est-ce que ça vous arrive parfois à vous de vous sentir tellement triste que vous avez envie de pleurer sans vraiment savoir pourquoi ?

 

Est-ce que ça vous arrive à vous d’avoir des projets merveilleux qui ne suffisent même pas à vous rendre le sourire, et pourtant vous savez que ça le devrait ?

Est-ce que ça vous arrive parfois à vous de vous sentir tellement seul que vous guettez le moindre message du net, même une simple pub, pour avoir l’impression que quelqu’un pense à vous ?

Est-ce que ça vous arrive parfois à vous de vous sentir seul mais de ne pas avoir envie de contact au point d’avoir mis 15 jours avant de vous décider à faire réparer votre ligne de téléphone qui ne marche plus ?

Est-ce que ça vous arrive parfois à vous d’être dans le noir total mais de ne pas avoir envie d’avoir la lumière pour savoir où vous en êtes vraiment ?

Est-ce que ça vous arrive parfois à vous d’avoir l’impression que tout glisse sur vous, les joies comme les peines, mais surtout les joies ?

Est-ce que ça vous arrive à vous d’avoir envie que quelqu’un vous serre dans ses bras, de connaitre quelqu’un qui pourrait le faire, et bien plus encore, mais de choisir de ne pas le contacter pourtant ?

Est-ce que ça vous arrive à vous parfois de vous rendre tout seul malheureux, d’être votre pire ennemi ?

Est-ce que ça vous arrive à vous de vous sentir désespérément seul mais d’être trop fier pour vous montrer ou vous faire entendre dans cet état, même (surtout) aux gens que vous aimez ?

Est-ce que ça vous arrive à vous parfois d’être coupable de non assistance à personne en danger envers vous-même ?

Est-ce que ça vous arrive à vous de vous rendre compte que vous vous complaisez dans la tristesse sans chercher à vous en extraire ?

Est-ce que ça vous arrive à vous de vous demandez ce que vous avez envie de faire de votre vie ?

Est-ce que ça vous arrive à vous parfois d’avoir envie de vous coucher même s’il n’est même pas 21 heures et que la France joue sa qualification contre l’Italie plutôt que de continuer à vous morfondre ?

Est-ce que ça vous arrive à vous de vous détester pour ces moments de fragilité où vous ne contrôlez plus votre vie, ces moments d’auto-complaisance que vous abhorrez mais dans lesquels vous vous roulez, tel un porc dans sa fange ?

Est-ce que ça vous arrive à vous parfois de vous détester de ne pas être capable d’être heureux ?

 

 

 

juin 12, 2008

Surprise surprise

Classé dans : Uncategorized — pandoraworld @ 6:47
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Un garçon en pleine crise d’adolescence,

Une fillette pas encore sortie de l’enfance

Quand elle voulait jouer à des jeux innocents

Lui avait en tête des amusements bien différents…

 

Je trouvais ça sale, je ne voulais pas y jouer,

Mais il m’a assurée que personne ne nous gronderait

Je lui ai fait confiance quand il a dit que ça serait marrant,

Il m’a promis qu’ensuite on jouerait, et je l’ai cru bêtement

 

J’ai fait une fellation sans en connaître le nom

Juste pour des paroles même pas pour des bonbons

Quand ce que je connaissais du sexe se limitait au mot zizi

Quand je croyais encore que ça ne servait qu’à faire pipi

 

 

Comme dans les vaudevilles, quelqu’un est alors entré

Pas le mari cocu non, mais ma mère adorée

J’ai senti peser sur moi son regard éberlué

J’ai réalisé trop tard que je m’étais fait berner

 

Un pénis dans ma bouche, comme les sucettes d’Annie

Je me suis sentie coupable, je me suis sentie salie

Elle ne m’a rien dit, elle ne m’a pas consolée,

Mais maman, cette après-midi là, j’ai bel et bien été abusée     

 

 

 

 

 

juin 8, 2008

Toutes des salopes sauf maman

Classé dans : coup de gueule — pandoraworld @ 11:30
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Billet en réaction à cette couverture du magazine prostitution et socièté:

Offre d’emploi pour un poste de prostituée

 

Je suis une femme, pas toujours bien dans ma peau, pas toujours bien dans ma tête pas toujours bien dans mon corps mais attachée à cette condition féminine pour laquelle je suis prête à me battre et sur laquelle je suis très susceptible.

J’ai été une jeune fille qui a vu ses règles arriver sans bouleversement notable dans sa vie. Pas de gifle pour signer son entrée dans le monde des adultes (cf le film diabolo menthe je crois… dans ma série des « on a la culture qu’on mérite »), non juste le début de développement de mon corps et l’émotion du premier soutien-gorge (Amies lectrices, vous en souvenez-vous encore ? Moi oui, c’était un triumph et il était de couleur chair, plus décoratif que fonctionnel pour des petits nénés triangulaires qui pointaient …  ;-)

Cette nubilité n’a pas signé la fin de ma liberté, ne m’a pas rendue bonne à marier comme ces petites africaines promises à un homme quand elles deviendraient femmes. Cette nubilité ne m’a pas rendue bonne à baiser comme ces petites thaïlandaises qu’on met sur les trottoirs pour assouvir les besoins des hommes occidentaux qui viennent profiter du soleil et des enfants d’Asie. Dont certains en bons pères de famille. Dont certains en monsieur tout le monde.

J’ai été une femme qui a travaillé dur pour gagner son indépendance financière, qui a beaucoup lu et échangé, toujours curieuse pour gagner son indépendance intellectuelle, pour utiliser son cerveau et avoir ses idées par elle-même sans avoir besoin de quiconque pour lui dicter ce qu’elle devrait penser. Et surtout pas un homme. Qui a pris conscience de ce qu’elle était et a commencé à se respecter malgré ses nombreux défauts et imperfections. Libre mais chiante je le reconnais. Seule et c’est probablement pour cela aussi, mais je ne suis pas prête à vendre ma liberté à n’importe quel prix.

Je suis une femme qui ne se considérera jamais « comme le bout de gras autour d’un vagin », cette définition qui amuse encore tellement certains hommes des cavernes. Les mêmes qui soi-disant respectent leur mère. « Toutes des salopes sauf maman ». Les mêmes qui soi-disant respectent les femmes mais vont aux putes pour satisfaire d’autres besoins. Les mêmes qui consomment des femmes comme on boit une bière ou on mange des chips. Les mêmes qui battent leur femme parce qu’elle a osé les contredire en les blessant dans leur orgueil de mâle, les mêmes qui battent leur fille parce qu’elle a souri à un homme dans la rue, un homme comme eux. Les mêmes qui n’accepteront jamais qu’une femme leur soit égale. Les mêmes qui ne comprennent pas qu’on soit choqué qu’une femme puisse être réduite à un trou (voire plusieurs pour certains) sans cervelle qui fait le ménage et la cuisine.

Je suis une femme qui est triste de savoir que certaines femmes se sentent tellement avilies qu’elles se rabaissent au stade d’objet sexuel pour gagner leur vie. Même si c’est soi-disant consenti. Je suis choquée par ces images de femmes en vitrine, ces trottoirs sur lesquels des femmes font commerce de leur corps, ces maisons dans lesquelles des épouses se font violer par leur époux au nom d’un droit de cuissage marital… qui n’existe pas. Et à l’autre extrême je ne sais que penser de ces femmes, enfermées à la maison ou sous un grillage de tissu, qui ne peuvent être vues que par leur mari, quitte à en mourir si le médecin est un homme. L’excès inverse sans plus de respect pour elles.

Quelle est la place de la femme dans notre société dite égalitaire ?

A-t-on vraiment progressé, sommes-nous tellement en avance par rapport à d’autres pays ?

Je me pose de plus en plus souvent cette question.

C’était mon billet MLF ;-)))

juin 1, 2008

La virginité ou le mariage

Classé dans : coup de gueule — pandoraworld @ 8:02
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Je suis une femme libre, je suis une femme indépendante, je suis une femme sensuelle…

Je suis une femme célibataire (attention, ceci n’est pas une annonce matrimoniale…)

Je suis une femme de seconde main.

Expérimentée, libérée, ouverte aux nouvelles expériences, curieuse et gourmande…

Salie, d’occasion, impure, déniaisée, déflorée…

J’ai essayé et approuvé même si je n’ai pas été particulièrement précoce. Quand je me suis sentie prête, je me suis donnée pour la première fois à quelqu’un qui m’a aimée et que j’ai aimé, qui a été délicat et attentionné. Une première fois tout en douceur. Une première fois tout en bonheur. Un coquelicot s’est posé cette nuit là sur le drap comme témoin de ce don de moi, un cadeau qui l’a ému mais qu’il ne m’aurait pas réclamé.

J’ai donné ma virginité à un homme qui a passé dans ma vie sans y rester. Mais un homme que j’ai aimé et auquel je suis heureuse d’avoir donné ma fleur d’hymen.

Cela n’a pas empêché que d’autres hommes passent dans ma vie, s’attardent pour certains, et que je me donne toute à eux, amoureuse et passionnée. Le coquelicot en moins, mais je ne crois pas les avoir moins aimés.

Je ne suis plus vierge mais je ne me sens pas salie. Je suis expérimentée mais je ne me sens pas impure. Je suis déflorée mais ne me sens pas moins femme. Je suis toujours la femme que j’étais avant ma première fois, les années et l’expérience en plus, plus femme, plus sensuelle, plus sûre de moi. Mais la même.

Je ne comprends pas pourquoi je ne serai désormais plus épousable. Je ne comprends pas pourquoi mon mari se sentirait déshonoré que je ne l’aie pas attendu et aurais fait l’amour avec un autre quand je ne le connaissais pas encore. Je ne comprends pas en quoi tout d’un coup je deviendrai défectueuse et impropre à la consommation, à sa consommation. Je ne comprends pas en quoi l’intégrité de mon hymen serait un motif ou non de mariage.

Je ne comprends pas pourquoi la justice de mon pays de liberté, la France, me rabaisse au stade de vulgaire trou quand elle accorde la nullité d’un mariage à un homme dont la jeune épousée n’était pas vierge (erreur sur les qualités essentielles de l’épouse)

Je ne comprends pas.

Je ne veux pas comprendre.

J’ai honte de cette justice.

Je ne me retrouve pas dans cette image de la femme.

Je vais brûler mon soutien gorge…

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