Est-ce que ça vous arrive parfois à vous de vous sentir tellement triste que vous avez envie de pleurer sans vraiment savoir pourquoi ?
Est-ce que ça vous arrive à vous d’avoir des projets merveilleux qui ne suffisent même pas à vous rendre le sourire, et pourtant vous savez que ça le devrait ?
Est-ce que ça vous arrive parfois à vous de vous sentir tellement seul que vous guettez le moindre message du net, même une simple pub, pour avoir l’impression que quelqu’un pense à vous ?
Est-ce que ça vous arrive parfois à vous de vous sentir seul mais de ne pas avoir envie de contact au point d’avoir mis 15 jours avant de vous décider à faire réparer votre ligne de téléphone qui ne marche plus ?
Est-ce que ça vous arrive parfois à vous d’être dans le noir total mais de ne pas avoir envie d’avoir la lumière pour savoir où vous en êtes vraiment ?
Est-ce que ça vous arrive parfois à vous d’avoir l’impression que tout glisse sur vous, les joies comme les peines, mais surtout les joies ?
Est-ce que ça vous arrive à vous d’avoir envie que quelqu’un vous serre dans ses bras, de connaitre quelqu’un qui pourrait le faire, et bien plus encore, mais de choisir de ne pas le contacter pourtant ?
Est-ce que ça vous arrive à vous parfois de vous rendre tout seul malheureux, d’être votre pire ennemi ?
Est-ce que ça vous arrive à vous de vous sentir désespérément seul mais d’être trop fier pour vous montrer ou vous faire entendre dans cet état, même (surtout) aux gens que vous aimez ?
Est-ce que ça vous arrive à vous parfois d’être coupable de non assistance à personne en danger envers vous-même ?
Est-ce que ça vous arrive à vous de vous rendre compte que vous vous complaisez dans la tristesse sans chercher à vous en extraire ?
Est-ce que ça vous arrive à vous de vous demandez ce que vous avez envie de faire de votre vie ?
Est-ce que ça vous arrive à vous parfois d’avoir envie de vous coucher même s’il n’est même pas 21 heures et que la France joue sa qualification contre l’Italie plutôt que de continuer à vous morfondre ?
Est-ce que ça vous arrive à vous de vous détester pour ces moments de fragilité où vous ne contrôlez plus votre vie, ces moments d’auto-complaisance que vous abhorrez mais dans lesquels vous vous roulez, tel un porc dans sa fange ?
Est-ce que ça vous arrive à vous parfois de vous détester de ne pas être capable d’être heureux ?